Niali Ndir

niali ndir

Après avoir aidé Yaye avec le diner, je descends au pied de l’île et regarde le soleil se coucher. Assise sur les rochers je contemple ce ballon doré se plonger dans la mer. Doucement, doucement comme s’il voulait rester encore un peu de notre côté, avant que la nuit sombre nous enveloppe.

Le ponton, normalement si rempli de personnes ; vendeurs, touristes, citadins, qu’on croirait qu’il pourrait s’effondre vers chaque moment, se trouve solitaire, délaissé aux vagues cassantes.

La mer, avec ses mille-et-uns yeux, appelle mon corps, encore prisonnier de cette chaleur écrasante qui fait partie de la saison des pluies. Avec l’agilité de la jeunesse, je grimpe sur le ponton et plonge dans l’eau. La mer caresse mon corps, le sel brule mes  yeux, mais je les garde grandement ouverts, tâtant les pierres avec mes mains, cherchant, cherchant quelque-chose de scintillant.

La première fois, j’avais cinq ans.

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