Hommage à la mer Australienne

Ma mer, je ne peux même pas dire que tu es mienne. Tu n’appartiens à personne, toi tu es la liberté même, tu es sauvage. Tes vagues sont tellement grandes que les touristes ont peur de toi, mais je sais, que tu continues à garder ton secret.

Mer australienne, tu me manques. Pourtant, ton eau est toujours froide, même en été avec quarante-cinq degrés dehors. Tu nous accepte pas facilement, tu es bruyante, tu nous plonge dans le néant de mousse blanche et surtout, tu nous domine toujours, tu nous rappelle ta liberté.

Je nage, je nage, je nage, mes yeux rouges de sel, mes narines brulantes, le soleil tapant, pourtant tu m’enveloppes et tu me plonge dans ta paisible profondeur. Je t’ai quitté avec le nez en l’air, sans regarder derrière moi, et maintenant, quelle ironie, je ferme les yeux et rêve de toi.

Une nuit d’été, la chaleur en l’air, on descendait le quai, trempait nos pieds dans ce liquide apaisant… Tu nous faisais la surprise… des milliers de paillettes vivantes s’illuminaient à chaque mouvement des flots. Les yeux grand ouverts on enlevait nos habits, il faisait noir de toute façon, personne ne nous verrait… Et tu m’as créé une robe illuminé, à chaque mouvement j’étais une princesse de l’océan, comblé par ta nature si étrangement silencieuse pour une fois.

Une journée ou la rage me prenait au cœur, je me suis jeté dans tes bras fluides, me battant, tu me repoussais dans le sable, encore et encore. J’essayais de trouver le ciel, mais je touchais ton fond. Avec un battement de cœur tu m’as appris le courage.

En hiver, je te regardais de loin, tu te jetais férocement contre les rochers, les falaises restaient immobiles, peut-être est-ce pour cela que ta frustration augmentait ?

Une nuit, je me baignais dans ta piscine rocheuse, les algues caressant mes jambes, pendant que le claquement de tes vagues jetait incessamment une pluie d’eau salé dans l’air. Il y avait la lune toute ronde et blanche, les ombres des arbres de pins et les nuages sombres à l’horizon. Ma tête sous l’eau je me sentais dans un autre monde. Je respirais, mes cheveux mouillés et l’horizon se fendit en deux, le tonnerre grondait et toi tu continuais à te jeter contre les rochers. Toute seule dans cette immensité noire, avec les éclairs autour de moi je me suis senti toute petite, mais surtout, j’ai compris ta puissance.

Un jour j’emmènerais mon homme à tes rives, je lui montrerais que dans toute cette férocité il y a ta douce sagesse qui se cache, je lui ferais gouter ta beauté sauvage et il me murmura des mots rêvés, mélangé au son mélancolique de tes ondulations.

Photograph: C.Okkes

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2 thoughts on “Hommage à la mer Australienne

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  1. Ma rivière,
    si longue, si calme.
    Tu prends la mer
    et tu l’apaises.
    Ma rivière,
    si grise, si verte,
    paisible serpent
    que le soleil rechauffe en été.
    Eaux profondes
    aux fonds mysterieux.
    Ma rivière.
    faite pour rêver,
    fébrile enchantement…

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